Têtes Raides — Notre besoin de consolation est impossible à rassasier tekst piosenki i tłumaczenie

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Tekst piosenki

Je suis dépourvu de foi et ne puis donc être heureux, car un homme qui risque
de craindre que sa vie soit une errance absurde vers une mort certaine ne peut
être heureux. Je n’ai reçu en héritage ni dieu, ni point fixe sur la terre d’où
je puisse attirer l’attention d’un dieu: on ne m’a pas non plus légué la
fureur bien déguisée du sceptique, les ruses de Sioux du rationaliste ou la
candeur ardente de l’athée. Je n’ose donc jeter la pierre ni à celle qui croit
en des choses qui ne m’inspirent que le doute, ni à celui qui cultive son doute
comme si celui-ci n'était pas, lui aussi, entouré de ténèbres. Cette pierre
m’atteindrait moi-même car je suis bien certain d’une chose: le besoin de
consolation que connaît l'être humain est impossible à rassasier
En ce qui me concerne, je traque la consolation comme le chasseur traque le
gibier. Partout où je crois l’apercevoir dans la forêt, je tire.
Souvent je n’atteins que le vide mais, une fois de temps en temps,
une proie tombe à mes pieds. Et, comme je sais que la consolation ne dure que
le temps d’un souffle de vent dans la cime d’un arbre, je me dépêche de
m’emparer de ma victime
Qu’ai-je alors entre mes bras?
Puisque je suis solitaire: une femme aimée ou un compagnon de voyage
malheureux. Puisque je suis poète: un arc de mots que je ressens de la joie et
de l’effroi à bander. Puisque je suis prisonnier: un aperçu soudain de la
liberté. Puisque je suis menacé par la mort: un animal vivant et bien chaud,
un cœur qui bat de façon sarcastique. Puisque je suis menacé par la mer:
un récif de granit bien dur
Mais il y a aussi des consolations qui viennent à moi sans y être conviées et
qui remplissent ma chambre de chuchotements odieux: Je suis ton plaisir —
aime-les tous ! Je suis ton talent — fais-en aussi mauvais usage que de
toi-même ! Je suis ton désir de jouissance — seuls vivent les gourmets !
Je suis ta solitude — méprise les hommes ! Je suis ton aspiration à la mort —
alors tranche !
Le fil du rasoir est bien étroit. Je vois ma vie menacée par deux périls:
d’un côté par les bouches avides de la gourmandise, de l’autre par l’amertume
de l’avarice qui se nourrit d’elle-même. Mais je tiens à refuser de choisir
entre l’orgie et l’ascèse, même si je dois pour cela subir le supplice du gril
de mes désirs. Pour moi, il ne suffit pas de savoir que, puisque nous ne sommes
pas libres de nos actes, tout est excusable. Ce que je cherche, ce n’est pas
une excuse à ma vie mais exactement le contraire d’une excuse: le pardon.
L’idée me vient finalement que toute consolation ne prenant pas en compte ma
liberté est trompeuse, qu’elle n’est que l’image réfléchie de mon désespoir.
En effet, lorsque mon désespoir me dit: Perds confiance, car chaque jour
n’est qu’une trêve entre deux nuits, la fausse consolation me crie: Espère,
car chaque nuit n’est qu’une trêve entre deux jours
Mais l’humanité n’a que faire d’une consolation en forme de mot d’esprit:
elle a besoin d’une consolation qui illumine. Et celui qui souhaite devenir
mauvais, c’est-à-dire devenir un homme qui agisse comme si toutes les actions
étaient défendables, doit au moins avoir la bonté de le remarquer lorsqu’il y
parvient
Personne ne peut énumérer tous les cas où la consolation est une nécessité.
Personne ne sait quand tombera le crépuscule et la vie n’est pas un problème
qui puisse être résolu en divisant la lumière par l’obscurité et les jours par
les nuits, c’est un voyage imprévisible entre des lieux qui n’existent pas.
Je peux, par exemple, marcher sur le rivage et ressentir tout à coup le défi
effroyable que l'éternité lance à mon existence dans le mouvement perpétuel de
la mer et dans la fuite perpétuelle du vent. Que devient alors le temps,
si ce n’est une consolation pour le fait que rien de ce qui est humain ne dure
— et quelle misérable consolation, qui n’enrichit que les Suisses !
Je peux rester assis devant un feu dans la pièce la moins exposée de toutes au
danger et sentir soudain la mort me cerner. Elle se trouve dans le feu,
dans tous les objets pointus qui m’entourent, dans le poids du toit et dans la
masse des murs, elle se trouve dans l’eau, dans la neige, dans la chaleur et
dans mon sang. Que devient alors le sentiment humain de sécurité si ce n’est
une consolation pour le fait que la mort est ce qu’il y a de plus proche de la
vie — et quelle misérable consolation, qui ne fait que nous rappeler ce qu’elle
veut nous faire oublier !
Je peux remplir toutes mes pages blanches avec les plus belles combinaisons de
mots que puisse imaginer mon cerveau. Étant donné que je cherche à m’assurer
que ma vie n’est pas absurde et que je ne suis pas seul sur la terre,
je rassemble tous ces mots en un livre et je l’offre au monde. En retour,
celui-ci me donne la richesse, la gloire et le silence. Mais que puis-je bien
faire de cet argent et quel plaisir puis-je prendre à contribuer au progrès de
la littérature — je ne désire que ce que je n’aurai pas: confirmation de ce
que mes mots ont touché le cœur du monde. Que devient alors mon talent si ce
n’est une consolation pour le fait que je suis seul — mais quelle épouvantable
consolation, qui me fait simplement ressentir ma solitude cinq fois plus fort !
Je peux voir la liberté incarnée dans un animal qui traverse rapidement une
clairière et entendre une voix qui chuchote: Vis simplement, prends ce que tu
désires et n’aie pas peur des lois ! Mais qu’est-ce que ce bon conseil si ce
n’est une consolation pour le fait que la liberté n’existe pas — et quelle
impitoyable consolation pour celui qui s’avise que l'être humain doit mettre
des millions d’années à devenir un lézard !
Pour finir, je peux m’apercevoir que cette terre est une fosse commune dans
laquelle le roi Salomon, Ophélie et Himmler reposent côte à côte.
Je peux en conclure que le bourreau et la malheureuse jouissent de la même
mort que le sage, et que la mort peut nous faire l’effet d’une consolation pour
une vie manquée. Mais quelle atroce consolation pour celui qui voudrait voir
dans la vie une consolation pour la mort !
Je ne possède pas de philosophie dans laquelle je puisse me mouvoir comme le
poisson dans l’eau ou l’oiseau dans le ciel. Tout ce que je possède est un duel,
et ce duel se livre à chaque minute de ma vie entre les fausses consolations,
qui ne font qu’accroître mon impuissance et rendre plus profond mon désespoir,
et les vraies, qui me mènent vers une libération temporaire. Je devrais
peut-être dire: la vraie car, à la vérité, il n’existe pour moi qu’une seule
consolation qui soit réelle, celle qui me dit que je suis un homme libre,
un individu inviolable, un être souverain à l’intérieur de ses limites
Mais la liberté commence par l’esclavage et la souveraineté par la dépendance.
Le signe le plus certain de ma servitude est ma peur de vivre. Le signe
définitif de ma liberté est le fait que ma peur laisse la place à la joie
tranquille de l’indépendance. On dirait que j’ai besoin de la dépendance pour
pouvoir finalement connaître la consolation d'être un homme libre,
et c’est certainement vrai. A la lumière de mes actes, je m’aperçois que toute
ma vie semble n’avoir eu pour but que de faire mon propre malheur.
Ce qui devrait m’apporter la liberté m’apporte l’esclavage et les pierres en
guise de pain
Les autres hommes ont d’autres maîtres. En ce qui me concerne, mon talent me
rend esclave au point de pas oser l’employer, de peur de l’avoir perdu.
De plus, je suis tellement esclave de mon nom que j’ose à peine écrire une
ligne, de peur de lui nuire. Et, lorsque la dépression arrive finalement,
je suis aussi son esclave. Mon plus grand désir est de la retenir,
mon plus grand plaisir est de sentir que tout ce que je valais résidait dans
ce que je crois avoir perdu: la capacité de créer de la beauté à partir de mon
désespoir, de mon dégoût et de mes faiblesses. Avec une joie amère,
je désire voir mes maisons tomber en ruine et me voir moi-même enseveli sous
la neige de l’oubli. Mais la dépression est une poupée russe et,
dans la dernière poupée, se trouvent un couteau, une lame de rasoir, un poison,
une eau profonde et un saut dans un grand trou. Je finis par devenir l’esclave
de tous ces instruments de mort. Ils me suivent comme des chiens,
à moins que le chien, ce ne soit moi. Et il me semble comprendre que le
suicide est la seule preuve de la liberté humaine
Mais, venant d’une direction que je ne soupçonne pas encore, voici que
s’approche le miracle de la libération. Cela peut se produire sur le rivage,
et la même éternité qui, tout à l’heure, suscitait mon effroi est maintenant
le témoin de mon accession à la liberté. En quoi consiste donc ce miracle?
Tout simplement dans la découverte soudaine que personne, aucune puissance,
aucun être humain, n’a le droit d'énoncer envers moi des exigences telles que
mon désir de vivre vienne à s'étioler. Car si ce désir n’existe pas,
qu’est-ce qui peut alors exister?
Puisque je suis au bord de la mer, je peux apprendre de la mer. Personne n’a le
droit d’exiger de la mer qu’elle porte tous les bateaux, ou du vent qu’il
gonfle perpétuellement toutes les voiles. De même, personne n’a le droit
d’exiger de moi que ma vie consiste à être prisonnier de certaines fonctions.
Pour moi, ce n’est pas le devoir avant tout mais: la vie avant tout.
Tout comme les autres hommes, je dois avoir droit à des moments où je puisse
faire un pas de côté et sentir que je ne suis pas seulement une partie de cette
masse que l’on appelle la population du globe, mais aussi une unité autonome
Ce n’est qu’en un tel instant que je peux être libre vis-à-vis de tous les
faits de la vie qui, auparavant, ont causé mon désespoir. Je peux reconnaître
que la mer et le vent ne manqueront pas de me survivre et que l'éternité se
soucie peu de moi. Mais qui me demande de me soucier de l'éternité?
Ma vie n’est courte que si je la place sur le billot du temps. Les
possibilités de ma vie ne sont limitées que si je compte le nombre de mots ou
le nombre de livres auxquels j’aurai le temps de donner le jour avant de mourir.
Mais qui me demande de compter? Le temps n’est pas l'étalon qui convient à la
vie. Au fond, le temps est un instrument de mesure sans valeur car il n’atteint
que les ouvrages avancés de ma vie
Mais tout ce qui m’arrive d’important et tout ce qui donne à ma vie son
merveilleux contenu: la rencontre avec un être aimé, une caresse sur la peau,
une aide au moment critique, le spectacle du clair de lune, une promenade en
mer à la voile, la joie que l’on donne à un enfant, le frisson devant la beauté,
tout cela se déroule totalement en dehors du temps. Car peu importe que je
rencontre la beauté l’espace d’une seconde ou l’espace de cent ans.
Non seulement la félicité se situe en marge du temps mais elle nie toute
relation entre celui-ci et la vie
Je soulève donc de mes épaules le fardeau du temps et, par la même occasion,
celui des performances que l’on exige de moi. Ma vie n’est pas quelque chose
que l’on doive mesurer. Ni le saut du cabri ni le lever du soleil ne sont des
performances. Une vie humaine n’est pas non plus une performance,
mais quelque chose qui grandit et cherche à atteindre la perfection.
Et ce qui est parfait n’accomplit pas de performance: ce qui est parfait
œuvre en état de repos. Il est absurde de prétendre que la mer soit faite pour
porter des armadas et des dauphins. Certes, elle le fait — mais en conservant
sa liberté. Il est également absurde de prétendre que l’homme soit fait pour
autre chose que pour vivre. Certes, il approvisionne des machines et il écrit
des livres, mais il pourrait tout aussi bien faire autre chose. L’important est
qu’il fasse ce qu’il fait en toute liberté et en pleine conscience de ce que,
comme tout autre détail de la création, il est une fin en soi. Il repose en
lui-même comme une pierre sur le sable
Je peux même m’affranchir du pouvoir de la mort. Il est vrai que je ne peux me
libérer de l’idée que la mort marche sur mes talons et encore moins nier sa
réalité. Mais je peux réduire à néant la menace qu’elle constitue en me
dispensant d’accrocher ma vie à des points d’appui aussi précaires que le temps
et la gloire
Par contre, il n’est pas en mon pouvoir de rester perpétuellement tourné vers
la mer et de comparer sa liberté avec la mienne. Le moment arrivera où je
devrai me retourner vers la terre et faire face aux organisateurs de
l’oppression dont je suis victime. Ce que je serai alors contraint de
reconnaître, c’est que l’homme a donné à sa vie des formes qui, au moins en
apparence, sont plus fortes que lui. Même avec ma liberté toute récente je ne
puis les briser, je ne puis que soupirer sous leur poids. Par contre,
parmi les exigences qui pèsent sur l’homme, je peux voir lesquelles sont
absurdes et lesquelles sont inéluctables. Selon moi, une sorte de liberté est
perdue pour toujours ou pour longtemps. C’est la liberté qui vient de la
capacité de posséder son propre élément. Le poisson possède le sien,
de même que l’oiseau et que l’animal terrestre. Thoreau avait encore la forêt
de Walden — mais où est maintenant la forêt où l'être humain puisse prouver
qu’il est possible de vivre en liberté en dehors des formes figées de la
société?
Je suis obligé de répondre: nulle part. Si je veux vivre libre,
il faut pour l’instant que je le fasse à l’intérieur de ces formes.
Le monde est donc plus fort que moi. A son pouvoir je n’ai rien à opposer que
moi-même — mais, d’un autre côté, c’est considérable. Car, tant que je ne me
laisse pas écraser par le nombre, je suis moi aussi une puissance.
Et mon pouvoir est redoutable tant que je puis opposer la force de mes mots à
celle du monde, car celui qui construit des prisons s’exprime moins bien que
celui qui bâtit la liberté. Mais ma puissance ne connaîtra plus de bornes le
jour où je n’aurai plus que le silence pour défendre mon inviolabilité,
car aucune hache ne peut avoir de prise sur le silence vivant
Telle est ma seule consolation. Je sais que les rechutes dans le désespoir
seront nombreuses et profondes, mais le souvenir du miracle de la libération me
porte comme une aile vers un but qui me donne le vertige: une consolation qui
soit plus qu’une consolation et plus grande qu’une philosophie, c’est-à-dire
une raison de vivre

Tłumaczenie tekstu piosenki

Jestem pozbawiony wiary i dlatego nie mogę być szczęśliwy, ponieważ osoba, która ryzykuje
obawa, że jego życie jest bezsensowną wędrówką w kierunku pewnej śmierci, nie może
być szczęśliwym. Nie odziedziczyłem ani Boga, ani stałego punktu na ziemi, skąd
Mogę zwrócić uwagę jednego Boga: Ja też nie zostałem zapisany
dobrze zakamuflowana wściekłość sceptyka, sztuczki Siuksów racjonalisty lub
ognista szczerość ateisty. Więc nie ośmielam się rzucać kamieniem każdemu, kto wierzy
w rzeczach, które wzbudzają we mnie tylko wątpliwość i w tym, kto kultywuje jego wątpliwość
jakby to nie on był otoczony ciemnością. Ten kamień
dotrze do mnie sam, ponieważ jestem pewien jednej rzeczy: potrzeby
pocieszenie, które człowiek zna, jest niemożliwe do zaspokojenia
Jeśli chodzi o mnie, śledzę pocieszenie, tak jak myśliwy śledzi
dziczyzna. Gdziekolwiek go zobaczę w lesie, strzelam.
Często osiągam tylko pustkę, ale raz po raz,
łupy spadają mi na nogi. I, jak wiem, pocieszenie trwa tylko
czas powiewu wiatru na szczycie drzewa, spieszę się
złapać moją ofiarę
Więc co mam w rękach?
Ponieważ jestem samotny: ukochana kobieta lub towarzysz podróży
nieszczęśliwy. Ponieważ jestem poetą: łuk słów, których doświadczam z radości i
od strachu do opatrunku. Ponieważ jestem w niewoli: nagły przebłysk
wolność. Ponieważ grozi mi śmierć: żywe i ciepłe zwierzę,
serce mi wali. Ponieważ zagraża mi morze:
solidna granitowa Rafa
Ale są też pociechy, które przychodzą do mnie bez zaproszenia i
które wypełniają mój pokój obrzydliwym szeptem: jestem twoją przyjemnością —
kochaj ich wszystkich ! Jestem twoim talentem-używaj go tak źle, jak
sam ! Jestem twoim pragnieniem przyjemności-żyją tylko smakosze !
Jestem twoją samotnością-gardzę mężczyznami ! Jestem twoim pragnieniem śmierci. —
to złam !
Drut brzytwy jest bardzo wąski. Widzę, że moje życie jest zagrożone dwoma niebezpieczeństwami:
z jednej strony chciwe usta obżarstwa, z drugiej goryczy
skąpstwo, które się odżywia. Ale chcę zrezygnować z wyboru.
między orgią a wyrzeczeniem, chociaż będę musiał cierpieć za to grilowanie
od moich pragnień. Dla mnie to nie wystarczy, aby wiedzieć, że ponieważ nie
nasze czyny nie są wolne, wszystko jest przeprosinami. To, czego szukam, to nie
usprawiedliwienie mojego życia, ale wręcz przeciwnie do usprawiedliwienia: przebaczenie.
W końcu przychodzi mi do głowy myśl, że każda pociecha, nie biorąc pod uwagę mojej
wolność jest zwodnicza, że jest tylko odbiciem mojej rozpaczy.
Rzeczywiście, kiedy moja rozpacz mówi do mnie: strać pewność siebie, albowiem każdego dnia
tylko rozejm między dwiema nocami, fałszywe pocieszenie krzyczy do mnie: Mam nadzieję,
bo każda noc to tylko rozejm między dwoma dniami
Ale ludzkość robi tylko pocieszenie w postaci słowa rozumu:
potrzebuje pocieszenia, które oświeci. I ten, który chce zostać
złe, to znaczy stać się osobą, która zachowuje się tak, jakby wszystkie działania
były uzasadnione, musi przynajmniej mieć życzliwość, aby zauważyć, kiedy jest
osiągnąć
Nikt nie może wymienić wszystkich przypadków, w których pocieszenie jest koniecznością.
Nikt nie wie, kiedy nadejdzie zmierzch, a życie nie jest problemem
które mogą być rozwiązane przez podzielenie światła na ciemność i dni na
noce to nieprzewidywalna podróż między miejscami, które nie istnieją.
Mogę na przykład spacerować po brzegu i nagle poczuć wyzwanie
przerażające jest to, że wieczność wyzwala moje istnienie w Wiecznym ruchu
morze i wieczna Ucieczka wiatru. Co wtedy staje się czasem,
gdyby nie pociechą jest to, że nic ludzkiego nie trwa
- i co za żałosne pocieszenie, które tylko wzbogaca Szwajcarów !
Mogę siedzieć przed ogniem w najmniej otwartym pokoju ze wszystkich
niebezpieczeństwo i nagłe uczucie śmierci ogarnęło mnie. Leży w ogniu,
we wszystkich ostrych przedmiotach wokół mnie, w masie dachu i w
masa ścian, leży w wodzie, w śniegu, w cieple i
w mojej krwi. Co wtedy staje się ludzkim poczuciem bezpieczeństwa, jeśli nie
pociechą jest to, że śmierć jest tym, co jest bliższe
życie-i to żałosne pocieszenie, które tylko przypomina nam, że jest
chce o nas zapomnieć !
Mogę wypełnić wszystkie moje białe strony z najpiękniejszych kombinacji
słowa, które mógł wymyślić mój mózg. Biorąc pod uwagę to, czego szukam, aby się upewnić
że moje życie nie jest absurdem i że nie jestem sam na ziemi,
zbieram wszystkie te słowa w jednej książce i daję je światu. W zamian,
daje mi to bogactwo, sławę i ciszę. Ale co mogę zrobić
zarabiaj te pieniądze i jaką przyjemność mogę wziąć, aby przyczynić się do postępu
Literatura-życzę tylko tego, czego Nie będę miał: potwierdzenia, że
że moje słowa poruszyły serce świata. Co wtedy stanie się z moim talentem, jeśli ten
to pocieszenie, że jestem sam — ale co jest okropne
pocieszenie, które sprawia, że czuję się samotna pięć razy silniejsza !
Widzę wolność ucieleśnioną w zwierzęciu, które szybko przechodzi przez
polanę i usłyszeć głos, który szepcze: po prostu żyj, weź to, co Ty
pożądaj i nie bój się prawa ! Ale co to jest dobra rada, jeśli jest
to pocieszenie, że wolność nie istnieje-i że
bezlitosna pociecha dla kogoś, kto wierzy, że człowiek powinien umieścić
miliony lat, aby stać się jaszczurką !
Wreszcie mogę zrozumieć, że ta ziemia jest wspólnym grobem w
gdzie obok siebie spoczywają król Salomon, Ofelia i Himmler.
Z tego mogę wywnioskować, że Kat i nieszczęśnik korzystają z tego samego
śmierć, że mądry, i że śmierć może uczynić nas efekt pocieszenia dla
stracone życie. Ale co za bolesna pociecha dla kogoś, kto chciałby zobaczyć
w życiu jest jedna pociecha śmierci !
Nie mam filozofii, w której mógłbym się poruszać, jak
ryba w wodzie lub ptak na niebie. Wszystko, co posiadam, to pojedynek,
i ten pojedynek jest poświęcony każdej minucie mojego życia pomiędzy fałszywymi pocieszeniami,
które tylko zwiększają moją bezsilność i pogłębiają moją rozpacz,
i te prawdziwe, które prowadzą mnie do tymczasowego uwolnienia. Muszę.
może powiedzieć: prawdziwa, ponieważ w rzeczywistości jest tylko jedna dla mnie
pociecha, która byłaby prawdziwa, która mówi mi, że jestem wolnym człowiekiem,
nietykalny człowiek, suwerenna istota wewnątrz swoich granic
Ale wolność zaczyna się od niewolnictwa, a suwerenność od uzależnienia.
Najpewniejszym znakiem mojego niewolnictwa jest mój strach przed życiem. Oznaka
ostateczne mojej wolności jest fakt, że mój strach ustępuje miejsca radości
spokojna niezależność. Wygląda na to, że potrzebuję uzależnienia
być w stanie w końcu poznać pocieszenie bycia wolnym człowiekiem,
i to z pewnością prawda. W świetle moich czynów zdałem sobie sprawę, że
wydaje się, że moje życie miało na celu tylko zrobienie własnego nieszczęścia.
Co powinno przynieść mi wolność przynosi mi niewolnictwo i kamienie w
chleb
Inni mężczyźni mają innych gospodarzy. Jeśli chodzi o mnie, mój talent mnie
czyni go niewolnikiem do tego stopnia, że nie odważy się go wykorzystać, bojąc się go stracić.
Poza tym jestem tak niewolnikiem mojego imienia, że ledwo ośmielam się pisać
linia, bojąc się go skrzywdzić. A kiedy depresja wreszcie nadejdzie,
ja też jestem Jego niewolnikiem. Moje największe pragnienie utrzymania,
moją największą przyjemnością jest czuć, że wszystko, co było warte, leży w
co wydaje mi się, że straciłem: zdolność do tworzenia piękna z mojego
rozpacz, obrzydzenie i słabość. Z gorzką radością,
chcę zobaczyć, jak niszczą się moje domy i zobaczyć siebie pochowanego pod
śnieg zapomnienia. Ale depresja jest rosyjską lalką i,
w ostatniej lalki leżą nóż, żyletka, trucizna,
głęboka woda i skok do dużego dołu. W końcu staję się niewolnikiem
z tych wszystkich narzędzi śmierci. Podążają za mną jak psy.,
jeśli nie pies, to ja.
samobójstwo jest jedynym dowodem ludzkiej wolności
Ale w oparciu o kierunek, którego jeszcze nie podejrzewam, oto co
nadchodzi cud wyzwolenia. Może się to zdarzyć na brzegu,
i ta sama wieczność, która wywołała mój strach, teraz
świadek mojego zwolnienia. Więc na czym polega ten cud?
Tylko w nagłym odkryciu, że nikt, żadna siła,
żadna osoba nie ma prawa do stawiania mi takich żądań jak
moje pragnienie życia się skończyło. Bo jeśli to pragnienie nie istnieje,
więc co może istnieć?
Ponieważ jestem nad morzem, mogę uczyć się od morza. Nikt nie ma
prawo do żądania od morza, aby niósł wszystkie statki, lub od wiatru, aby
zawsze napełnia wszystkie żagle. Podobnie nikt nie ma prawa
wymagać ode mnie, aby moje życie było więźniem pewnych funkcji.
Dla mnie nie jest to obowiązek przede wszystkim, ale: życie przede wszystkim.
Podobnie jak inni mężczyźni, muszę mieć prawo do chwil, w których mogę
zrób krok w bok i poczuj, że nie jestem tylko częścią tego
tak zwana masa ludności świata, ale także jednostka autonomiczna
Tylko w takiej chwili mogę być wolny od wszystkich.
fakty z życia, które kiedyś wywoływały moją rozpacz. Mogę rozpoznać
że morze i wiatr nie zawiodą mnie i że wieczność
nie obchodzi mnie to. Ale kto prosi mnie o opiekę nad wiecznością?
Moje życie jest krótkie tylko wtedy, gdy umieściłem je na bloku czasu. Im
możliwości mojego życia są ograniczone tylko wtedy, gdy liczę liczbę słów lub
ile książek zdążę oddać dzień przed śmiercią.
Ale kto prosi mnie, żebym liczył? Czas nie jest tym ogierem, który nadaje się do
życie. W istocie czas jest bezużytecznym przyrządem pomiarowym, ponieważ nie osiąga
co zaawansowane książki mojego życia
Ale wszystko, co się ze mną dzieje, jest ważne i wszystko, co daje moje życie
wspaniała treść: spotkanie z ukochaną osobą, pieszczoty na skórze,
pomoc w krytycznym momencie, widok księżyca, spacer w
morze pod żaglem, radość, którą dają dziecku, dreszczyk piękna,
wszystko to dzieje się całkowicie poza czasem. Bo nie ma znaczenia, że jestem
spotyka piękno przestrzeni na sekundę lub przestrzeni na sto lat.
Błogość nie tylko leży na krawędzi czasu, ale także zaprzecza wszystkiemu
związek między nim a życiem
Dlatego zdejmuję z ramion ciężar czasu i w tym samym czasie,
ten sam spektakl, którego ode mnie żądają. Moje życie nie jest czymś
co należy zmierzyć. Ani Skok Cabri, ani wschód słońca
wydajność. Ludzkie życie też nie jest spektaklem,
ale to, co rośnie i stara się osiągnąć doskonałość.
A to, co jest popełnione, nie spełnia: to, co jest popełnione
praca w spoczynku. Absurdem jest twierdzenie, że morze jest stworzone dla
nosić armady i delfiny. Oczywiście, ona to robi — ale zachowując
jego wolność. Absurdem jest również twierdzenie, że człowiek jest stworzony dla
coś innego niż życie. To prawda, że dostarcza maszyny i pisze
książki, ale mógł też zrobić coś innego. Główny -
niech robi to, co robi na wolności i w pełnej świadomości tego, co,
jak każdy inny szczegół stworzenia, jest celem samym w sobie. Spoczywa w
jak kamień na piasku.
Mogę nawet uwolnić się od władzy śmierci. To prawda, że nie mogę sobie wyobrazić
uwolnić się od myśli, że śmierć przyjdzie mi na piętach, a tym bardziej zaprzeczyć mojej
rzeczywistość. Ale mogę zanegować zagrożenie, jakie dla mnie stanowi.
oszczędzając mi życia z niepewnych punktów wsparcia, takich jak czas
i sława
Z drugiej strony, to nie jest w mojej mocy, aby pozostać stale zwrócony do
morze i porównać jego wolność z moim. Nadejdzie moment, kiedy ja
odwróciłem się na ziemię i wpadłem na organizatorów
ucisk, na który cierpię. Co wtedy będę zmuszony
uznają, że człowiek dał swoje formy życia, które są co najmniej w
wygląd, silniejszy od niego. Nawet z moją ostatnią wolnością, nie
potem je łamię, tylko wzdycham pod ich ciężarem. Ale,
wśród wymagań stawianych osobie widzę, które z nich
absurdalne i nieuniknione. Moim zdaniem jakaś wolność to
zagubiona na zawsze lub na długo. To wolność, która pochodzi z
zdolność do posiadania własnego żywiołu. Ryba posiada własne,
jak ptak i ziemskie zwierzę. Toro wciąż miał Las
Walden - ale gdzie jest teraz las, gdzie człowiek może udowodnić
że można żyć na wolności poza zamrożonymi formami
społeczeństwo?
Muszę odpowiedzieć: nigdzie. Jeśli chcę żyć swobodnie,
na razie muszę to zrobić w tych formach.
Więc świat jest silniejszy ode mnie. Nie mam nic przeciwnego do jego władzy.
sam — ale z drugiej strony, znaczny. Na razie nie
niech nie lamentuje liczbą, ja też jestem siłą.
I moja moc jest przerażająca, dopóki mogę przeciwstawić się sile moich słów do
pokoju, bo ten, kto buduje więzienia, wyraża się gorzej niż
ten, który buduje wolność. Ale moja moc nie będzie już znała granic
dzień, w którym będę milczał w obronie mojego immunitetu.,
bo żaden topór nie może przyjąć żywej ciszy
To moja jedyna pociecha. Wiem, że nawroty są zdesperowane
będzie dużo i głęboko, ale wspomnienie cudu wyzwolenia mnie
niesie jak skrzydło do celu, który powoduje zawroty głowy: pocieszenie, które
być czymś więcej niż pocieszeniem i czymś więcej niż filozofią, t.
powód do życia